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Accueil > Philatélie > Il était une fois le timbre
1839 : réforme postale britannique initiée par le directeur de la Poste, sir Rowland Hill.
Le 6 mai 1840 : le premier timbre-poste du monde, le One Penny Black est émis en Grande-Bretagne. Il porte l'image de la reine Victoria. Depuis, on considère qu'au moins 600 000 timbres différents ont été édités dans le monde.
1843 : apparition des premiers timbres en Suisse et au Brésil.
1er janvier 1849 : émission du premier timbre français, à l'effigie de Cérès, la déesse romaine de l'agriculture, qui symbolise la République. Sa valeur est de 20 centimes et correspond au port d'une lettre jusqu'à 7,5 grammes, quelle que soit sa destination en France. Ce timbre était noir comme la plupart des premiers timbres des divers pays. À cette époque, les timbres n'étaient pas encore dentelés, et donc séparés aux ciseaux.
1849 : apparition des premiers timbres en Belgique et Bavière.
1862 : premier album de timbres. L'idée de collectionner a donc suivi de peu la naissance du timbre-poste. Et la première vente aux enchères de timbres a eu lieu le 29 décembre 1865 à l'hôtel Drouot, à Paris.
1895 : création du carnet de timbres, au Luxembourg.
1903 : premier timbre français représentant la Semeuse.
1944 : apparition de la première Marianne sur les timbres-poste français.
Marianne représente la République Française sur le courrier, elle symbolise l'attachement des citoyens à la Révolution et à ses valeurs. Marianne c'est la liberté, l'égalité et la fraternité. Depuis son apparition sur un timbre-poste en 1944, plusieurs portraits de Marianne se succèdent : leur durée d'émission est commandée par les changements de tarifs, de régimes politiques et, depuis la Ve République, de présidents.
1961 : André Malraux, ministre des Affaires culturelles, initie une série "timbres d'art" qui reproduit en timbre-poste des œuvres célèbres. Toutes les disciplines, toutes les époques, tous les styles se côtoient : architecture, peinture ancienne et contemporaine, sculpture, art du vitrail. 4 à 5 timbres en moyenne complètent chaque année cette galerie unique.
2009 : premier timbre parfumé édité en grande série. Il s'agit d'un bloc de 10 timbres sur le chocolat qui sentent... le chocolat !
C'est à l'empereur Auguste que la France, alors ensemble de provinces romaines, doit son premier réseau de communications postales.
Au Moyen Âge, le roi, les grands seigneurs et les universités ont leurs propres messagers. C'est Louis XI qui ouvre la poste royale au public afin de la financer. À cette époque, sur les grandes routes françaises, sont installés des relais de chevaux toutes les sept lieues (environ 30 km).
C'est sous Louis XIV que la Poste prend la dimension d'une véritable administration. La ferme générale, qui était chargée par ailleurs de prélever les impôts, acquiert le privilège du transport du courrier dans tout le royaume. Les messageries privées seront rapidement évincées.
En 1821, le nombre total de plis circulant en France s'élève à environ 45 millions, pour atteindre plus de 120 millions en 1848. Il faut impérativement trouver des moyens de simplification comptable.
Jusqu'en 1849, le prix du transport de la lettre est payé par le destinataire : c'est le port dû. En effet, peu de lettres voyagent avec la mention "port payé", car cela ferait affront au destinataire et présumerait de ses capacités financières limitées.
Le prix du transport d'une lettre est calculé en partie en fonction de son poids, mais surtout de la distance parcourue.
À l'arrivée, le port est perçu par le facteur (quand il y en a un) ou par le directeur du bureau de poste.
En août 1848, l'Assemblée accepte la proposition d'Étienne Arago, écrivain, homme politique, mais aussi directeur général des Postes, de créer le timbre-poste. Ainsi, à partir du 1er janvier 1849, date de mise en circulation du premier timbre français, le port dû disparaît. Désormais, c'est l'expéditeur qui règle le transport de ses envois.