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Accueil > Dossiers pédagogiques > Le vert
Lorsqu’il achève sa toile au premier jour du printemps 1956, Pablo Picasso n’est plus dans ses vertes années, il a 75 ans. Il est pourtant resté jeune, de cette jeunesse qu’il célèbre ici, éternelle comme le cycle des saisons renaissantes. On devine à droite la blanche Amalthée (dont l’une des cornes, brisée, était appelée à devenir « d’abondance »), généreuse nourrice de Zeus. Le dieu de l’Olympe profite d’une sieste à l’ombre de cet arbre-pivot qui traverse le tableau depuis la prairie vert tendre où il plonge ses racines jusqu’au ciel pastel où il déploit son feuillage sombre.
Renouveau, fraîcheur, fertilité, espérance sont quelques-uns des mots-clés de ce tableau, tous trouvant écho dans la couleur verte, qui domine ce tableau. Le vert, mais également son homophone, le verre : tout en transparences et lignes brisées propres au cubisme, Le Printemps est structuré comme une fenêtre par laquelle on contemplerait la jeunesse du monde.
S'exercer à observer, argumenter, comprendre le monde réel, le monde naturel et l'interaction entre la nature, les hommes et les autres êtres vivants.

Étudier les œuvres par l’observation et la comparaison (la place du vert dans les œuvres d’art à travers le temps). Découvrir, par cette confrontation, les caractéristiques du Printemps de Picasso, à forte dominante verte :